La campagne du ruban invisible 2005

Survol
Fiche d'information
Présentation de Mme Dallaire
Commanditaires 2005

Survol

La campagne du ruban invisible fait promouvoir la sensibilisation du public et donne la reconnaissance aux contributions faites par les familles militaires.

Les familles militaires en supportent ceux qui servent, que ça soit l’époux(se) qui se trouve soudainement dans une situation de parentage seul pour des mois ou bien l’enfant qui doit s’ajuster à une nouvelle école et se faire de nouveaux amis. Plutôt que de se retirer en face de ces obstacles, les familles militaires embrassent chaque défi avec détermination et vigueur. Ils vivent, ils aiment et ils travaillent dur à côté du membre militaire déployé à ailleurs.

Cette année, nous étions fiers de recevoir Madame Élizabeth Dallaire, épouse du Lieutenant-général (ret.) Roméo Dallaire, et Sénateure Lucie Pépin comme conférencières d'honneur au lancement de la campagne Musée canadien de la guerre (1, place Vimy, Ottawa).

Cliquez ici pour accéder au reportage de CTV (en anglais), au reportage de CBC (en anglais) et au reportage de Rogers TV (en anglais), mettant en vedette la Campagne du ruban invisible 2005.

La campagne du ruban invisible est conçue afin de donner aux familles qui portent l’uniforme invisible un signe visible de remerciement en appui du membre militaire. Veuillez porter le ruban invisible. Joignez-vous aux « forces invisibles » et démontrez votre appui des familles militaires.

 
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Fiche d'information

La campagne du ruban invisible est une démonstration publique d’appui aux membres des Forces canadiennes et à leurs familles. Les rubans en plastique clair, attachés par une épinglette du drapeau canadien, constituent une manifestation concrète de l’appui aux militaires. Les rubans symbolisent « l’uniforme invisible » que portent les conjoints des militaires.

La campagne du ruban invisible a pour but de fournit un aperçu positif et une voix aux familles militaires. Le port du ruban permet à la population canadienne de témoigner sa reconnaissance pour les efforts déployés par les milliers d’hommes et de femmes et leurs familles qui continuent de servir leur pays et le monde avec fierté et professionnalisme.

Créé par deux conjointes de militaires, Barbara Little et Maureen Macdonald, la campagne du ruban invisible a été lancée à Winnipeg en 1996. Depuis, la campagne n’a cessé de porter ses fruits grâce à l’appui inestimable de bénévoles à l’échelle du pays et du monde. Diane Collier a pris la relève de la campagne en automne 1997.

Tout « ami des Forces canadiennes » est encouragé à fabriquer et à porter le ruban, non seulement le personnel militaire et leurs familles. Les rubans sont gratuits. Par contre, la campagne du ruban invisible ne peut continuer sans les contributions généreuses d’épinglettes du drapeau canadien et le soutien financier pour les frais d’imprimerie et de distribution.

Les rubans ont été envoyés à travers le Canada – des bureaux des Affaires des vétérans à Vancouver à une réunion navale à Terre Neuve. Ils ont été distribués aux invités du mariage d’un membre militaire, les enfants les distribuent à des amis aux écoles en Australie. Les mères ont organisées des groupes pour fabriquer des rubans et nos Centre de ressources pour les familles des militaires ont assemblés des bénévoles pour fabriquer ces rubans tant en recherchées.

Source: site web de Diane Collier http://www.renc.igs.net/~tcollier/ribbon.html

 
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La vie d'une conjointe militaire
Transcription de la présentation de Madame Elizabeth Dallaire
au lancement de la Campagne du ruban invisible 2005 (traduction)

D’abord, j’aimerais vous remercier pour cette opportunité de parler avec vous aujourd’hui.

C’est formidable de voir ce ruban spécial reconnu comme symbole de dévouement et de loyauté de ceux qui portent « l’uniforme invisible ». C’est par la présence et les efforts des conjoints, conjointes, et autres membres de famille que les Forces armées canadiennes puissent opérer avec telle efficacité.

Suite à votre demande, je vais humblement vous donner mes aperçus de ma vie avec ma famille en tant que conjointe militaire.

Pour commencer, je crois essentiel de noter que les 25 années de vie militaire seraient bien tranchées en deux périodes. La première fut la guerre froide qui durera jusqu’à 1989 et la seconde à partir de la fin de cette dernière jusqu’à présent.

La guerre froide fut une période de simplicité et de faible tension. En tant qu’épouses, nous tenions fort quand même pendant les courtes et longues périodes d’exercices déroulés un peu partout surtout au Canada.

Il avait aussi les fois qu’ils partaient pour des cours ou des petites missions même si à de plus rares occasions, comme un poste de 6 mois au Cyprus par exemple. Il avait plus de personnes dans les Forces et il semblait avoir plus d’argent de disponible pour appuyer les familles comme des matériaux écoliers gratuits et tout.

Chanceux sont ceux dans l’armée et dans les Forces aériennes qui avaient l’opportunité de servir en Allemagne pour trois années ! Nous souhaitions d’avoir la chance de joindre nos conjoints qui était en soi quelque chose d’agréable à imaginer.

Il y avait plusieurs familles qui déménageaient durant cette période là, alors nous devions nous déplacer ailleurs au Canada assez fréquemment. Ceci voulait dire qu’il fallait pendant la saison estivale oublier les vacances d’été et vitement fermer-ouvrir les maisons. Cela fut très fatigant et parfois un peu taxant sur nos nerfs. Alors ce n’était pas facile pour les enfants non plus.

Cependant, cette période fut tout de même assez détendue et paisible car les choses pouvaient être assez bien planifiés d’avance.

Mais à la fin de la guerre froide, soit à partir de 1990, la situation a changé et la vie de la conjointe et de la famille militaire devenue encore plus complexe et stressante.

Le militaire dans ce pays a changé d’un état d’entraînement pour la guerre à un état opérationnel de guerre. L’armée s’est transformée d’une garnison à un contingent qui est déployé continuellement.

Le temps dépensé à la maison devenu plus rare. C’était devenu même une exception. En plus de ça, les déploiements se faisaient à des régions dangereuses du monde dont on n’avait jamais entendu parlées.

Avec l’élimination des affectations allemandes et les grosses coupures de budget qui durait longtemps, c’était devenu évident que la pression dans les familles augmentait.

On ne peut pas oublier que c’est aussi dans les 1990 que les salaires et les coûts de vie ont varié beaucoup alors ce n’était pas surprenant de voir un membre militaire obtenir un deuxième emploi afin de pouvoir payer les factures mensuelles.

Les déploiements nombreux dans les régions à risque élevé nous fournissaient de l’argent supplémentaire mais aux coûts de la qualité de la vie familiale. Les risques de blessures et encore pire était devenu évident en écoutant la radio ou la télé.

Comme ma mère a dit, quand Roméo était revenu de l’année passée en Afrique, elle n’aurait jamais survécu la deuxième guerre mondiale si elle avait témoigné les missions quotidiennement comme nous avions fait dans nos maisons. Le stress et la peur étaient avec nous tout le temps et nous attendions que le prochain journal-télévisé annoncerait le pire.

Les structures militaires à ce moment là n’étaient pas assez adéquates pour rencontrer les besoins des conjoints et familles d’armées qui étaient en guerre. Jusqu’à présent, le militaire avait été paisible. Il fallait maintenant faire face à la dure réalité qu’était devenu le militaire, soit plus énervant et plus redoutable avec toutes les différentes pertes faisant parti des évènements quotidiens.

Les coupures de budget ont fait en sorte qu’il était difficile de demander de l’aide puisque les programmes gérer pour ça fut sacrifié afin d’épargner tous les sous requis pour les demandes opérationnelles.

Depuis la Korée, ce fut une époque comme pas d’autres dont les conjoints et familles avaient le plus besoin d’aide et d’appui mais le système qui s’était épuisé ne pouvait pas fournir. Le moral était donc très bas.

Les membres de la force étaient surchargés de travaille puisque les réductions ne cessaient pas de continuer. Avec les postes de six mois ou plus, les cours d’entraînement formel, les exercices militaires, et les attributions de missions, tous compressés pour littéralement enlever la vie du militaire et sa famille ne le voyait pas pour presque un an à la fois. Cela causait beaucoup de tension lors des courtes réunions et ça devenait de plus en plus difficile pour chacun de s’adapter aussi rapidement. Par conséquent, plusieurs familles se séparèrent.

Même si la situation s’améliora vers la fin des années 90, il y avait eu déjà tellement de dommages et plusieurs bonnes personnes avaient disparus.

Durant les dernières années, les déploiements diminuèrent en nombre mais les risques demeuraient toujours aussi élevés. La qualité des programmes de vie se s’est améliorée avec des centres d’appui familial, avec l’Internet, avec des meilleurs revenus et bénéfices, avec un meilleur système médical composé de cliniques pour les blessés, et avec une population canadienne qui est beaucoup plus sensible aux coûts du maintien de la paix et qui est très supportant.

Les missions ont diminué et nous pouvons maintenant trouver des emplois à long terme et il y a plus de stabilité dans les grosses embases et garnisons au travers du pays. Ce facteur en tant que tel compte pour beaucoup et les sacrifices tombent tous en place dans la vie d’une conjointe militaire.

 
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